Nature symphonique - l'oeuvre d'Alex Janvier
Tout a commencé par une visite à la Galerie nationale du Canada, lors d’une exposition consacrée à un grand maître autochtone moderne, Alex Janvier. En avançant dans le parcours, une salle sombre révélait une multitude de petits tambours peints, disposés comme une cartographie mystérieuse. De loin, ils semblaient former un code ou un langage. De près, chacun dévoilait un univers singulier, riche de paysages, de lumière et de profondeur. L’expérience donnait l’impression de pénétrer dans l’image, comme si l’on pouvait presque toucher ces mondes contenus dans les cercles.
Cette rencontre a marqué un tournant. Fasciné, je me suis senti appelé à suivre le chemin de l’artiste, comme une route vers une destination inconnue. Quelques années plus tard, je me retrouvais à Cold Lake, en Alberta, dans la galerie Janvier, en conversation avec l’artiste et sa famille autour d’un projet immersif.
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Ce que j’y ai découvert dépassait mes attentes : la profondeur de sa vision, son humilité et sa dévotion aux forces créatrices qui le guident. Janvier parle de peindre avec le cœur, en connexion avec quelque chose de plus grand. Son œuvre incarne cette présence vivante et vibrante.
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Cette lumière nouvelle m’a amené à m’interroger sur ma propre autodétermination, sur la santé de mon art, de mes origines, de ma communauté. À quoi est-ce que j’appartiens réellement ? L’art n’était que la pointe de l’iceberg. « Nature symphonique » a trouvé un écho en moi.
Créer ce film immersif ne consiste pas à présenter son œuvre de manière spectaculaire, mais à se placer au bout de son pinceau et à éclairer ce monde millénaire, porteur d’indices pour les sept prochaines générations.







